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Antoine Emmanuel Chalom

 

(a) Antoine Emmanuel Chalom, ou Chalon, est un ami de la famille d'Urfé. Ancien élève du collège de Tournon, il est l'official de l'archevêque de Lyon. C'est lui qui prononce l'annulation des vœux monastiques faits par Honoré d'Urfé dans l'Ordre de Malte. Le 28 juin 1599, avec l'autorisation du pape Clément VIII, Honoré d'Urfé est déclaré :

 

- <<quitte et absous dudit prétendu voeu et profession, avec permission expresse de pouvoir quitter l'habit de l'ordre, succéder à ses père, mère, frères, soeurs et autres parents, comme aussi de pouvoir contracter mariage avec telle femme que bon lui semblerait, sans que pour ce il pût être molesté ni inquiété par le grand maître de Malte ou les chevaliers dudit ordre. (Antoine Emmanuel Chalom, 1599)>>.

 

(b) Quelques mois plus tôt (18 Mai 1599), Antoine Emmanuel Chalom prononce l'annulation du mariage de Diane de Châteaumorand et d'Anne d'Urfé. Le document montre bien que c'est Diane qui est à l'initiative de l'action en nullité.

 

- <<Nous, Antoine Emmanuel Chalon, docteur es droits, conseiller du Roy en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, chanoine et chantre de Saint-Paul, sacristain de Saint-Nizier, official de Lyon, à tous ceux que ces présentes verrons, savoir faisons que, vu le procès,

Entre Dame Diane de Châteaumorand, demanderesse en dissolution et nullité de mariage, d'une part, et Messire Anne, comte d'Urfé, marquis de Bâgé, défendeur, d'autre.

Vu la requête à nous présentée par ladite dame de Châteaumorand, tendant à ce que ledit sieur marquis fut appelé par devant Nous, pour dire causes par lesquelles ledit mariage ne serait déclaré nul, et elle remise en la même liberté qu'elle était avant icelui, avec l'adjonction du procureur général en l'archevêché ; Notre ordonnance au bas d'icelle, du deuxième avril mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf ; réponses personnelles desdites parties, avec notre ordonnance au bas d'icelle ; conclusions préparatoires du sieur procureur général en l'archevêché, signées Faure ; autre notre ordonnance après icelles ; significations ; rapport des médecins et chirurgiens, du vingt-unième desdits mois et an, signé Maurice Faure, Claude Servant et Antoine Braillé ; autre notre ordonnance au bas d'icelui, des jours et an susdits ; autres conclusions dudit procureur général ; autre notre ordonnance, avec la signification d'icelle ; serment de nouveau prêté par lesdits d'Urfé et de Châteaumorand avec la septième main, signé d'Urfé, Châteaumorand, Quinson, Mondoz, Guigou, Nesme, Demalortie ; l'attestation de l'âge de ladite dame de Châteaumorand, signée, par extrait, Mathevon, notaire royal ; le contrat de mariage entre lesdits d'Urfé et de Châteaumorand, du vingt-deuxième octobre mil cinq cent soixante onze, signé, par extrait, Boulardin ; conclusions définitives tant dudit procureur général que de ladite dame de Châteaumorand, avec le rescrit commissoire obtenu de Notre Saint Père le pape Clément huitième, dat. Rom. 1598. non. Jannuar. Pont. an. sept°., ledit rescrit produit avec lesdites conclusions de ladite dame de Châteaumorand. Le tout considéré, le nom de Dieu invoqué, et avec le conseil des assesseurs sous-signés.

Nous avons déclaré et déclarons (nul) ledit mariage contracté entre ledit sieur Anne d'Urfé et dame Châteaumorand nul ; et ce faisant, permis à ladite dame de Châteaumorand, si bon lui semble, de se marier ailleurs à la forme du droit, et les solennités de l'Eglise catholique observées ; avec défense au contraire audit sieur d'Urfé, sur les peines portées par les saints décrets ; avec dépends, attendu la qualité des parties.

Signé : A.E. Chalon, official. Faure, assesseur. Girard. Anard. Dervillard. Austrein. Dusoleil. Regnauld. (Présidial de Lyon, sentence du 18 mai 1599)>>.

 

(c) <<dat. Rom. 1598. non. Jannuar. Pont. an. sept°.>> est une formule latine abrégée signifiant : "daté de Rome, aux nones de Janvier 1598, pendant la septième année du pontificat". Il s'agit donc du 5 janvier 1598. Clément VIII était pape depuis le 30 janvier 1592.

 

(d) Diane de Châteaumorand était représentée par Messire Paulo Millio Calvaco, chevalier de l'ordre du roi. Il s'agit probablement de Paul-Marie de Calvaque, mari de Madeleine d'Urfé et père d'Eléonore de Calvacque. Anne d'Urfé avait pour procureur François Faure.

 

(e) Voir Bâgé-le-Châtel. Dauphine de Saint-Bonnet. Sybille de Bagé. Éléonore de Savoie. Jean I er de Forez. Emmanuel-Philibert de Savoie. Renée de Savoie. François Lascaris d'Urfé. La Savoysiade. Humbert aux Blanches Mains. Vachères-en-Velay.

 

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